L’analyse du marché fait apparaître une évolution de la viabilité économique du B100 à Rotterdam et un resserrement de l’offre de fioul à très faible teneur en soufre à Singapour, influençant les stratégies d’achat de combustibles de soute.

Les dynamiques récentes du marché ont modifié les prix relatifs de divers carburants marins dans les principaux centres de soutage. À Rotterdam, l’avantage économique précédemment observé pour le biocarburant B100 par rapport au fioul à très faible teneur en soufre (VLSFO) s’est réduit. Cette évolution fait suite à une période d’élargissement de la prime du B100, qui a affecté sa compétitivité pour les exploitants de navires.
Historiquement, la structure des prix du B100 à Rotterdam a connu des fluctuations. Une évaluation indique que le coût du B100 dépassait celui du VLSFO de plus de 66 dollars par tonne métrique (mt) lors des échanges récents. Cette prime marque un changement par rapport aux périodes antérieures, où les solutions de substitution à base de biocarburants présentaient un profil économique plus favorable pour les opérations conformes à la réglementation.
Parallèlement, la compétitivité du biocarburant marin à faibles émissions de carbone (LBM) par rapport au fioul à haute teneur en soufre (HSFO) s’est également réduite. Cette évolution de l’écart de prix entre le LBM et le HSFO suggère que les incitations financières à adopter le LBM pourraient être moins marquées que dans les conditions de marché précédentes, ce qui influe sur les processus de sélection des carburants.
Conditions des marchés régionaux
Sur le marché asiatique, la disponibilité du fioul à très faible teneur en soufre (VLSFO) à Singapour, un centre de soutage majeur, subit des contraintes. L’offre de VLSFO dans le port est décrite comme se resserrant. Cette situation pourrait entraîner un allongement des délais de livraison et d’éventuels ajustements de prix pour les acheteurs.
Contrairement au marché du VLSFO qui se tend, le secteur du fioul à haute teneur en soufre (HSFO) à Singapour serait bien approvisionné. Cette disparité de disponibilité entre le VLSFO et le HSFO pourrait influencer les décisions de soutage, en particulier pour les navires équipés de systèmes d’épuration des gaz d’échappement permettant d’utiliser des carburants à plus forte teneur en soufre.
Ces évolutions du marché à Rotterdam comme à Singapour reflètent les ajustements en cours des prix et de la disponibilité des carburants. Des facteurs tels que les mouvements des marchés des matières premières, la logistique des chaînes d’approvisionnement et les tendances de la demande contribuent à faire évoluer les conditions d’approvisionnement en carburants marins à l’échelle mondiale.
Ce que cela signifie
Pour les négociants en matières premières et les armateurs, ces évolutions signalent la nécessité d’ajuster les stratégies de soutage. La baisse de compétitivité économique du B100 et du LBM à Rotterdam suggère de réévaluer l’adoption des biocarburants en fonction des écarts de coûts actuels. À Singapour, le resserrement de l’offre de VLSFO pourrait nécessiter une planification plus anticipée des achats et l’examen d’autres carburants ou ports, tandis que le HSFO reste facilement disponible pour les navires conformes à la réglementation.
Sources et attribution
Article rédigé à partir de Manifold Times. Consulter l’article original