Une étude de WinGD met en avant la conversion au GNL pour un retour financier rapide et appelle à un soutien des pouvoirs publics

Une analyse récente de WinGD suggère que la conversion des navires au GNL offre les avantages financiers les plus immédiats parmi les solutions de carburants alternatifs, tout en contribuant aux objectifs de réduction des émissions.

Elena Marchetti2 min de lecture
Porte-conteneurs au port avec des réservoirs de GNL visibles

Une étude menée par WinGD a évalué les performances économiques et environnementales de différentes options de conversion aux carburants alternatifs pour le transport maritime. L’analyse indique que les conversions au gaz naturel liquéfié (GNL) offrent aux exploitants de navires le retour financier le plus élevé et le plus rapide par rapport aux autres solutions de carburants alternatifs.

L’étude a également examiné les conversions à l’ammoniac et au biométhanol, en soulignant leur potentiel de réduction plus importante des émissions sur la durée de vie d’un navire. Toutefois, ces options nécessitent des délais de retour sur investissement plus longs que le GNL.

Malgré des délais de retour sur investissement variables, l’étude de WinGD conclut que les trois voies de conversion — GNL, ammoniac et biométhanol — affichent de meilleures performances que le maintien d’une exploitation des navires exclusivement au fioul à très faible teneur en soufre (VLSFO) tout au long de leur durée de vie opérationnelle. Ce constat vaut tant pour la maîtrise des coûts que pour les objectifs de réduction des émissions.

Les résultats font ressortir un avantage manifeste pour les armateurs qui envisagent de s’affranchir des combustibles fossiles conventionnels. Les bénéfices économiques, associés aux améliorations environnementales, soulignent la viabilité de ces stratégies de carburants alternatifs pour la gestion des flottes à long terme.

Politiques publiques et objectifs de décarbonation

Si l’étude met en évidence les avantages intrinsèques des conversions aux carburants alternatifs, elle souligne également la nécessité de nouvelles interventions des pouvoirs publics. WinGD a insisté sur le fait qu’un soutien public supplémentaire est crucial pour renforcer la justification économique de ces investissements.

Ce soutien est jugé essentiel pour permettre au secteur maritime d’atteindre efficacement ses objectifs plus larges de décarbonation. Des cadres d’action publique qui encouragent une adoption précoce et facilitent la transition pourraient accélérer le déploiement de ces solutions de conversion dans l’ensemble du secteur.

Ce que cela implique Pour les négociants en matières premières et les armateurs, cette analyse suggère que, si toutes les conversions aux carburants alternatifs offrent des avantages à long terme par rapport au VLSFO, le GNL présente un gain financier immédiat, en plus des réductions d’émissions. Cela pourrait influencer les décisions d’investissement dans la modernisation des flottes, en favorisant potentiellement le GNL pour un déploiement plus précoce des capitaux. L’appel à un soutien des pouvoirs publics indique que les cadres réglementaires pourraient évoluer pour encourager davantage la décarbonation, créant à la fois des opportunités et des enjeux de conformité pour les opérations et les flux de matières premières à venir.

Sources et attribution

Article rédigé à partir de Bunkerspot. Consulter l’article original

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